La retraite progressive permet d’effectuer une transition plus saine vers la retraite. Les travailleurs en fin de carrière peuvent diminuer leur niveau d’activité tout en percevant une partie de leur pension retraite de base.

Comment fonctionnent elles ?
La retraite progressive permet aux travailleurs de conserver une activité entre 40% et 80% de la durée légal de travail. Soit pour un salarié travaillant 35 heures par semaine, il pourra grâce à ce dispositif travailler entre 14h et 28h par semaine. Soit pour les salariés en forfait jour travaillant 218 jours par an, il pourra grâce à ce dispositif travailler entre 87 et 174 jours par an.
Les travailleurs perçoivent leur salaire par l’employeur par rapport à la fraction du travail effectué. De plus, ils perçoivent aussi la fraction de leur pension de retraite de base égale à la diminution de leur activité professionnelle. Soit, si le salarié en 35 heures par semaine continue à travailler à 80%, soit 28 heures, l’employeur devra payer ses heures réellement travaillées et la retraite de base versera une pension équivalente à 20% pour compléter son salaire. Dans certains régimes il est possible de bénéficier d’une partie de sa pension de retraite complémentaire en retraite progressive.
Comment en bénéficier ?
Les ayants droits sont tous les salariés soumis à une durée de travail ou non, les travailleurs non-salariés et les dirigeants assimilés salariés.
Depuis le 1er septembre 2025, toutes personnes ayant minimum 60 ans et 150 trimestres, soit 37 ans et demi de travail, peut bénéficier de la retraite progressive.
Pour les non-salariés, ils doivent maintenir une activité à titre exclusif et avoir gagné un revenu professionnel de minimum 40% du SMIC brut, soit 8649€ sur l’avant dernière année de la date du dépôt de la demande de la retraite progressive.
Pour les salariés, il faut un accord entre l’employeur et l’employé. Pour cela, l’employé devra envoyer une lettre recommandée par accusé de réception à l’employeur au moins 2 mois avant le début de la retraite progressive. Si l’employeur ne répond pas durant ces deux mois alors l’accord est accepté.
